23 JUIN 16 0 commentaire
Un établissement de pointe au service des femmes

Un établissement de pointe au service des femmes

Chirurgie laser de l’endométriose inédite en France, unité d’assistance médicale à la procréation, maternité flambant neuve : la Polyclinique Urbain V à Avignon propose aux femmes un parcours de soins de la fertilité complet et de haute qualité. Interview croisée des docteurs Christophe Anquetil, Olivier Donnez et Bernard Galand, chirurgiens gynécologues-obstétriciens et du directeur, Clément Larcher.

 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

Dr Bernard Galand : L’endométriose est une maladie chronique qui touche 10 à 12 % des femmes. Chez ces femmes, la muqueuse qui tapisse l’endomètre se développe dans des régions où elle devrait être absente : organes génitaux, vessie, appareil digestif… Au moment des règles, l’organisme ne parvient pas à éliminer ces lésions qui occasionnent des inflammations et des hémorragies. L’endométriose peut se manifester par de violentes douleurs pelviennes, des crampes abdominales ou lombaires ou encore des règles abondantes et des dyspareunies. Cette maladie est sous-diagnostiquée puisqu’il est estimé une durée de presque 8 ans entre le début de la maladie et son diagnostic.

 

Il existe plusieurs formes d’endométriose. Sont-elles toutes prises en charge à la Polyclinique Urbain V ?

Dr B.G. : Absolument ! Qu’il s’agisse des formes les plus aisées à traiter comme l’endométriose péritonéale superficielle ou des formes les plus délicates telles que l’endométriose ovarienne pour la préservation de la fertilité ou l’endométriose nodulaire profonde, proches des organes vitaux. Dans le cas où une maladie sévère entreprend plusieurs organes comme le rectum, le sigmoïde ou les uretères, une approche pluridisciplinaire est adoptée pour donner un maximum de chance de guérison et de grossesse ultérieure en cas d’infertilité. Les taux de récidive sont proches de ceux que nous trouvons dans la littérature scientifique, soit près de 7 % en cas d’endométriose nodulaire profonde. Ces taux peuvent descendre à 3 % en cas de grossesse suivant l’intervention.

 

C’est inédit en France ! La Polyclinique Urbain V propose désormais la chirurgie laser pour traiter l’endométriose. En quoi consiste cette intervention ?

Dr Olivier Donnez : L’intervention chirurgicale s’effectue sous cœlioscopie. Le laser CO² est directement connecté à l’optique du laparoscope. Cela permet donc d’avoir un instrument supplémentaire et d’opérer à 4 mains. Le but est de détruire sélectivement la totalité des lésions endométriosiques macroscopiquement visibles, sans léser les organes avoisinants (ovaires, uretère, intestin). L’opération dure entre 20 minutes, pour les maladies très localisées mais peut aller jusqu’à 3-4h pour les maladies plus sévères, étendues aux intestins et aux uretères. Elle nécessite 1 à 3 jours d’hospitalisation, voire une semaine pour les formes agressives. L’intervention est souvent suivie d’un traitement de mise au repos des ovaires permettant de diminuer encore le risque de récidive. Il n’y a pas de contre-indication particulière à l’utilisation du laser CO².

 

Quels sont les avantages de la chirurgie laser de l’endométriose par rapport à la technique conventionnelle ?

Dr O.D. : Plus précis et moins agressif, le laser permet de réduire la durée de l’intervention d’une à deux heures. De plus, les taux de complications sont faibles. Nous avons publié récemment de larges séries de patientes opérées à l’aide de cette technique et les taux de complications majeures sont inférieurs à 1 %. Le risque d’hémorragie est très nettement contrôlé (le rayon laser est arrêté par tout ce qui est liquide) et les suites opératoires sont moins douloureuses. Dans le cas d’une endométriose ovarienne, le laser permet également de mieux préserver la fonction ovarienne en vaporisant la paroi des kystes et en laissant ainsi intacte la vascularisation de l’ovaire. Dans les cas d’endométriose nodulaire profonde intestinale ou vésicale, la précision du laser est clairement un atout lorsqu’il faut accéder à des régions anatomiques difficiles d’accès par la voie classique.

 

Et les inconvénients ?

Dr O.D. : Il n’y a qu’un seul inconvénient : la courbe d’apprentissage. La méconnaissance de l’outil peut être délétère voire même dangereuse. Cette technique, précise et minutieuse, nécessite en effet 1,5 à 2 ans de formation. Le service universitaire que je dirigeais en Belgique était un centre de référence et de formation pour la chirurgie endoscopique au laser, ce qui permet de sensibiliser la jeune génération de chirurgiens à ces techniques de pointe. J’ai moi-même eu la chance d’être formé par un pionnier dans ce domaine, avec qui je garde des contacts étroits dans le cadre de projets de recherche sur l’endométriose nodulaire profonde.

 

Quelles sont les alternatives au laser ?

Dr O.D. : Des chirurgies peuvent être également proposées à l’aide d’énergies unipolaires, plasmatiques, ultrasoniques ou encore tout simplement via des ciseaux froids. En clair, il s’agit d’une découpe chirurgicale réalisée tout autour des lésions, voire une séparation de l’endométriose et des organes sains, qui peut être agressive. Toutes ces techniques n’ont jamais été comparées l’une à l’autre et il serait illusoire de croire que le laser évite toute complication. Les complications des chirurgies extensives existent malgré tout et touchent essentiellement les fonctions urinaires, digestives, sexuelles ou reproductives. Chacune de ces techniques doit néanmoins être soigneusement maîtrisée afin d’obtenir un taux de complications acceptable pour traiter une maladie certes bénigne mais aux conséquences qui peuvent être très lourdes dans la vie d’une femme.

 

L’endométriose et la fertilité sont donc liées…

Dr B.G. : Tout à fait, l’endométriose représente 37 % des causes d’infertilité. Pour y remédier, nous proposons aux jeunes femmes la fécondation in vitro (FIV). Notre objectif est simple : leur permettre de débuter une grossesse dans de bonnes conditions. Et nous pouvons être fiers : les taux de grossesse, après endométriose, atteignent 26 %. Ce taux est sensiblement équivalent à ceux que l’on obtient dans la stérilité masculine ou les pathologies tubaires.

 

Concrètement, en quoi consiste une FIV ?

Dr B.G. : On procède à un prélèvement de plusieurs ovules dans les ovaires à l’aide d’une aiguille, on les féconde en dehors du corps de la femme et on les réimplante un peu plus tard dans la cavité utérine. La décision de rentrer dans un protocole de FIV est prise lors d’une réunion de concertation où est présente une équipe pluridisciplinaire (biologistes, gynécologues, andrologues, psychologues, endocrinologues) afin d’optimiser la prise en charge.

 

Une fois enceinte, les futures mamans ont la possibilité d’accoucher à la maternité d’Urbain V, entièrement modernisée…

Dr Christophe Anquetil : C’est exact ! En janvier dernier, nous avons inauguré notre nouvelle maternité qui propose de nombreux services aux futurs parents. Les femmes peuvent à présent profiter de nouvelles chambres, entièrement rénovées, et toutes équipées d’une salle de bains privative. Nous avons créé deux chambres « prestige », cosy  et spacieuses, qui sont aujourd’hui très demandées par les familles. Mais l’immobilier ne fait pas tout : l’équipe de la maternité propose ainsi de nombreux services et ateliers, totalement gratuits, pour le bien-être des mamans et celui de leurs bébés : ateliers de massages pour apprendre aux couples les bons gestes pendant et après le séjour, séances d’acupuncture, de réflexologie, de relaxation, prise en charge homéopathique, salle nature…

 

Et les papas, ont-ils leur place à la maternité d’Urbain V ?

Dr C.A. : Bien sûr ! Nous proposons des groupes de parole, dédiés aux papas. Il s’agit de réunions conviviales et informelles, où les futurs pères sont libres de poser toutes leurs questions. C’est unique à Avignon. Les papas sont aussi acteurs dans les ateliers que nous venons d’évoquer. Enfin, nous faisons tout notre possible pour que le père puisse assister à la naissance de son bébé, quelque soit la façon dont celle-ci se déroule, y compris lors d’une césarienne.

 

Qu’en est-il de la sécurité offerte par l’établissement ?

Dr C.A. : Nous assurons une présence 24h/24 d’un gynécologue-obstétricien, de garde sur place. Cette équipe va prochainement s’étoffer avec l’arrivée de deux nouveaux gynécologues-obstétriciens qui s’installeront à Urbain V d’ici à la fin de l’année. L’équipe passera ainsi de 6 à 8 médecins de garde. De plus, notre maternité de niveau 2A est dotée d’un service de néonatalogie, sous la responsabilité de pédiatres. Il faut préciser que, selon les cas, les mamans et leurs bébés suivis en néonatalogie peuvent passer un maximum de temps ensemble avec nos chambres kangourous, adjacentes au service. Ces éléments nous font dire qu’aujourd’hui, la maternité d’Urbain V a tous les outils nécessaires pour s’adapter au mieux aux projets et aux exigences des futurs parents, en proposant un accouchement le plus naturel possible sans renoncer à une sécurité optimale en cas de besoin…

  

D’autres actualités à la Polyclinique Urbain V ?

Clément Larcher : Nous venons aussi de mettre en place Materniteam, un programme d’accompagnement personnalisé et non médicalisé, destiné aux futurs parents pendant et après la grossesse. Une référente Materniteam est dédiée à chaque patiente dès le début de grossesse jusqu’aux premiers mois de l’enfant. Elle est le lien entre tous les acteurs de la naissance et les futurs parents. Elle apporte son aide pour les démarches administratives, elle accompagne les parents pour visiter la maternité… Mais son rôle principal est de répondre aux questions et aux appréhensions des parents. La référente Materniteam informe, rassure et répond à leurs besoins. Et il y a aussi l’application Materniteam…

 

L’application Materniteam ?

C.L. : Il s’agit d’une application Smartphone qui permet de rester connectée à la maternité tout au long de la grossesse. Grâce à cette application, les mamans pourront bénéficier de conseils et d’astuces à toutes les étapes de leur grossesse et accéder aux informations et aux contacts de la maternité. Mais ce n’est pas tout : elles pourront aussi importer leurs clichés échographiques et les partager rapidement avec leurs proches. L’application leur permettra également d’enregistrer et de retrouver facilement les rendez-vous à ne pas oublier et de dialoguer avec leur référente Materniteam. Cette application sera disponible dans les prochaines semaines.

 

 

La maternité d’Urbain V, c’est :

  • 1 600 naissances attendues en 2016
  • 23 sages-femmes
  • 8 gynécologues-obstétriciens
  • 3 pédiatres
  • 1 bloc obstétrical ouvert 24h/24, 7j/7, 4 salles de naissance, 3 salles de pré-travail, 1 salle de césarienne
  • 29 chambres dont 2 chambres prestige
  • 1 unité de néonatalogie de niveau 2A pour pendre en charge les nourrissons fragiles, et 3 chambres kangourou attenante pour réunir toute la famille
  • 1 « salle nature » pour les couples qui souhaitent un accouchement physiologique, non-médicalisé, mais avec un niveau de sécurité optimal.
  • 1 taux de péridurale de 80 %

 

Les chiffres clés de l’unité d’Assistance Médicale à la Procréation d’Urbain V en 2015 :

  • 530 tentatives de fécondation in vitro
  • 530 tentatives d’insémination artificielle avec don du conjoint ou d’un donneur
  • 120 transferts d’embryons congelés
  • 1 laboratoire de biologie de la reproduction agréé pour le traitement du sperme en vue de l’insémination artificielle, de la FIV, de l’ICSI (FIV avec injection des spermatozoïdes dans l’ovocyte), de la congélation des spermatozoïdes et des embryons
  • 1 bloc gynécologique où sont réalisés les prélèvements ovocytaires
  • 7 gynécologues agréés pour l’Assistance Médicale à la Procréation
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