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Un test améliore la prise en charge thérapeutique des femmes atteintes d’un cancer du sein

Un test améliore la prise en charge thérapeutique des femmes atteintes d’un cancer du sein

Oncotype DX. C’est son nom. Le nom d’un test génomique proposé par les  équipes de la clinique Urbain V d’Avignon à certaines femmes souffrant d’un cancer du sein. Il permet de connaître l’indication ou non d’un traitement par chimiothérapie en fonction de l’agressivité du cancer dont elles souffrent.

 

« Certains types de tumeurs sont associées à une agressivité forte qui justifie la chimiothérapie. D’autres au contraire sont associées à une agressivité moindre qui ne la justifie pas » explique le docteur Jean-Claude Darmon, chirurgien à l’Institut du sein à la clinique Urbain V.

Afin d’évaluer la nécessité de la chimiothérapie, la clinique Urbain V avait entamé dès le milieu des années 2000 un essai thérapeutique : l’essai européen Mindact, dont seuls deux centres privés en France avaient pu bénéficier grâce à une équipe mobile de recherche clinique. « Mindact testait une signature moléculaire et permettait de proposer à nos patientes un projet personnalisé de soins à la lumière du génome. »

 

Une réponse proportionnée

« Le test ne guérit pas davantage mais il améliore le confort de la patiente. » Pourquoi en effet subir les effets délétères d’une chimiothérapie si son efficacité sur la tumeur dont on est atteint n’est pas avérée ? « L’idée est de donner aux patientes une réponse proportionnée, de s’approcher du traitement utile ». À Urbain V, la médecine de demain est en marche…

 

Environ 20% des femmes concernées

Depuis juillet, le test de signature génomique (2 000 € par patiente) bénéficie d’un financement public. Il est proposé à la clinique Urbain V. Mais il ne l’est pas à toutes les femmes. Pour certaines, on sait d’office qu’une chimio sera indispensable, et pour d’autres qu’elle n’a pas d’intérêt. Le recours au test génomique s’adresse à environ 20 % des femmes atteintes d’un cancer du sein et pour lesquelles le bénéfice de la chimio est incertain. Chez ces femmes, il permet d’éviter environ 1 chimio sur trois.

 

Quelques chiffres :

  • 1000 nouveaux cas de cancers du sein chaque année en Vaucluse.
  • 200 morts par an soit une mortalité 5 à 10 fois plus élevée que les accidents de la route. Le cancer du sein est génétique dans seulement 5 % des cas (contre 25 % pour le cancer du côlon).
  • 16 % de mastectomie si le cancer est découvert à la suite d’un dépistage (le cancer est généralement à un stade plus précoce).
  • 25 % à 35 % de mastectomie si le cancer n’est pas découvert à la suite d’un dépistage.
  • 10 essais thérapeutiques ouverts sur la clinique Urbain V.
  • 60 patients inclus chaque année à un essai thérapeutique à Urbain V.

 

© Le Dauphiné Libéré – 02-11-16 – Par Sarah MENDEL

 

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