20 JAN 17 0 commentaire
Sage-femme, c’est la vie

Sage-femme, c’est la vie

Tous les matins dans le service des accouchées, les deux sages-femmes prévues au planning de la journée arrivent à 7 heures et font le point avec leurs collègues sur les 12 heures qui viennent de s’écouler. Les nouvelles naissances, les mamans à surveiller. « Cela resserre les équipes », insiste Nathalie Alcaraz, coordinatrice des soins.

Après un échange avec le staff médical, elles se rendent auprès des patientes.  Après un examen clinique indispensable pour repérer d’éventuels problèmes, Anne Milhau et Anne-Lyse Picone prennent le temps d’écouter et de rassurer les mamans. « Accoucher est un bouleversement physique et psychologique », reconnaissent-elles. Dès qu’elles sentent une fragilité, elles proposent l’aide d’une psychologue et celle de Sonia Nicole, sage-femme formée aux techniques de l’acupuncture. Ses services sont plébiscités par 90 % des mères, qui sont ainsi soulagées des petites douleurs liées à l’accouchement.

 

Ici, c’est la maman de Francesca qui a donné la vie à son enfant pendant la nuit, là, c’est Hugo qui va sortir de la maternité. Anne-Lyse Picone veut examiner sa maman, « pour ne rien laisser au hasard », confie-t-elle. D’autres chambres sont occupées par des femmes présentant des grossesses à risque, qu’il faut surveiller. Dans les salles d’accouchement, Emilie Assensi et Sophie Quinsac ont pris leur garde à 7 h et ne partiront qu’à 19h. « Et encore, s’il n’y a pas d’accouchement en cours », précisent-elles.

 

Si certaines journées sont plus calmes que d’autres, les salles peuvent être toutes occupées et les deux sages-femmes surveillent, mettent au monde les bébés, rassurent les futurs parents. Dans une salle, une maman, dont le terme est dépassé, est sous surveillance renforcée. « L’équipe veut être certaine que le bébé et la maman ne courent aucun risque ». Sonia Nicole devrait intervenir pour « accélérer le déclenchement de l’accouchement. »

 

Les nuits et les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas et les équipes sont toujours attentives au confort des mamans. Objectif : « Un accouchement le plus naturel possible, dans le respect de la physiologie de chacune et de l’écoute du corps de la femme », dit Nathalie Alcaraz, qui souligne : « Notre structure est à l’échelle humaine et nous voulons que les mamans soient le plus sereines possible quand elles rentrent chez elles. »

 

Repères

Une unité, 2 secteurs

Le service maternité se divise en deux secteurs : le service des accouchées avec ses 30 chambres (34 lits) et celui des 6 salles d’accouchement, un bloc opératoire et une salle d’accouchement « nature ». En 2016, le service a totalisé 1376 naissances.

12 heures de garde

Chaque mois, les sages-femmes effectuent 12 gardes d’une durée de 12 heures, alternent au service des accouchées ou en salle d’accouchement. Mais toutes assurent faire ce métier par passion.

La puériculture

Dans la matinée, les auxiliaires de puériculture gèrent les soins aux bébés et donnent les recommandations nécessaires aux mamans. Petit détour par le service de néonatalogie, qui accueille six bébés pouvant présenter des complications. Ils sont placés sous la surveillance accrue d’une puéricultrice.

© Vaucluse Matin – 16-01-17 – Par Françoise ARNAUD

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