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Une prise en charge multidisciplinaire pour traiter l’endométriose

Une prise en charge multidisciplinaire pour traiter l’endométriose

La Polyclinique Urbain V à Avignon vient de mettre en place des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) de l’endométriose, une maladie chronique douloureuse qui touche 10 à 12 % des femmes. L’objectif ? Proposer l’approche thérapeutique la plus adaptée à chaque patiente et améliorer le parcours de soins.

 

Chez les femmes victimes d’endométriose, l’endomètre se développe dans ou au-delà de l’utérus : péritoine, ovaires, trompes utérines, vessie, appareil digestif, vagin… Au moment des règles, cet endomètre ectopique engendre des douleurs que l’on appelle dysménorrhée. Ces lésions peuvent également induire des douleurs pelviennes chroniques ou encore des douleurs lors des rapports sexuels. Près de 40 à 50 % des femmes présentant de l’infertilité sont atteintes de diverses formes d’endométriose (péritonéale, ovarienne ou nodulaire). « Il est important que les formes les plus délicates, comme l’endométriose ovarienne ou nodulaire, soient discutées au cas par cas, avec plusieurs spécialistes », explique le Dr Olivier Donnez, chirurgien gynécologue.

 

Pour cela, les médecins de la Polyclinique Urbain V organisent désormais, une fois par mois, une RCP qui réunit systématiquement radiologues, chirurgiens, médecins de la reproduction, urologues, psychologues, sexologues… L’objectif premier est d’établir une cartographie précise des lésions, primordiale pour établir une stratégie optimale répondant aux besoins de la patiente. Les clichés d’IRM, d’échographie ou autre imagerie seront relus de façon interactive lors de la RCP. La discussion permettra ensuite de proposer aux patientes la prise en charge la plus adaptée, prenant bien sûr en compte l’intensité des symptômes, le retentissement sur la vie quotidienne et le désir de grossesse. « À l’issue de la RCP, nous choisissons la meilleure stratégie de prise en charge pour la patiente : traitement médical, chirurgie endoscopique au laser ou encore procréation médicalement assistée », précise le Dr Donnez.

 

Lors de ces RCP, les spécialistes étudieront également des cas d’adénomyose, une affection gynécologique qui se caractérise par le développement de l’endomètre à l’intérieur du muscle de l’utérus. Il s’agit d’une endométriose interne qui touche près de la moitié des femmes entre 40 et 50 ans. Asymptomatique chez 1 femme sur 3, elle peut néanmoins entraîner une altération du cycle menstruel (hémorragies lors ou entre les règles), des douleurs pendant les rapports sexuels ou encore une sensation de lourdeur pelvienne.

 

Chaque mois, l’équipe pluridisciplinaire devrait examiner une vingtaine de dossiers. Toutefois, tous les cas d’endométriose et d’adénomyose ne nécessitent pas une prise en charge multidisciplinaire. Seules les formes complexes pour lesquelles un avis collégial est souhaité, seront traitées en RCP. La première réunion aura lieu le 7 février.

 

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