30 JAN 17 0 commentaire
La clinique Urbain V veut enrayer les cas sévères d’endométriose

La clinique Urbain V veut enrayer les cas sévères d’endométriose

Maladie féminine chronique douloureuse et fréquente (6 à 10 % des femmes en âge de procréer seraient touchées), l’endométriose est le développement de tissu semblable au tissu endométrial hors de l’utérus. Celui-ci provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens dans les organes colonisés.

 

Cette maladie complexe évolue souvent durant de longues années avant d’être clairement diagnostiquée et qu’un traitement soit proposé. Un diagnostic tardif qui est responsable de complications parfois importantes. « L’endomètre peut s’étendre sur les organes génitaux : ovaires, trompes utérines, vagin, mais aussi le péritoine, l’appareil urinaire, l’appareil digestif » explique le docteur Olivier Donnez, chirurgien gynécologue à la clinique Urbain V et spécialiste de l’endométriose.

 

Si les lésions péritonéales sont les plus simples, l’endométriose ovarienne et l’endométriose nodulaire nécessitent une expertise pointue. C’est d’ailleurs en voyant arriver à sa consultation un nombre de plus en plus important de cas complexes, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire avec ses confrères qu’Olivier Donnez a souhaité mettre en place une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

 

À partir du 7 février prochain, chirurgiens, gynécologues, urologues, radiologues, endocrinologues, spécialistes de la reproduction, psychologues… de la clinique Urbain V mais aussi de la clinique Rhône Durance et d’autres établissements du Vaucluse se réuniront une fois par mois (ou plus fréquemment en fonction des besoins) afin d’étudier le cas de patientes dont la forme complexe de la maladie nécessite un avis collégial.

 

L’objectif ? « Établir une cartographie précise des lésions, primordiale pour établir une stratégie optimale répondant aux besoins de la patiente et choisir la meilleure stratégie de prise en charge : traitement médical, chirurgie endoscopique au laser ou encore procréation médicalement assistée. »

 

Des RCP endométriose existent dans la plupart des CHU, mais la clinique Urbain V fait partie des établissements privés pionniers à proposer cette prise en charge pluridisciplinaire. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la volonté de la clinique de proposer un parcours complet autour des pathologies de la femme.

 

Une maladie féminine chronique responsable de douleurs et d’infertilité

Le symptôme le plus courant de la maladie est la douleur. Douleurs urinaires, douleurs digestives avec émission de sang dans les selles, douleurs gynécologiques, douleurs lors des premières règles…

 

« L’endométriose étant responsable d’environ 40 à 50 % des cas d’infertilité, elle est donc aussi la cause de douleurs psychologiques pour les femmes qui n’arrivent pas à tomber enceinte » indique le docteur Bernard Galand, gynécologue spécialiste des fécondations in vitro (FIV) à la clinique Urbain V.

 

Mais la maladie peut aussi être découverte fortuitement à l’occasion d’un examen radiologique ou d’une IRM car chez 1 femme sur 3 aucun symptôme de la maladie n’est détecté. Si une grossesse ne permet pas de guérir l’endométriose, elle contribue néanmoins à améliorer la situation.

 

Cependant, même si la grossesse permet d’atténuer certains symptômes, des complications sévères liées à l’endométriose peuvent survenir et nécessitent alors une prise en charge obstétricale particulière. « C’est pourquoi il faut distinguer dans notre prise en charge les patientes atteintes d’endométriose qui ont un désir de grossesse et celle qui n’en ont pas ».

Ajouter un commentaire

Ajouter un message

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

 

Partager cet article avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.