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Cancer du sein : un test génomique pour améliorer la prise en charge thérapeutique des femmes

Cancer du sein : un test génomique pour améliorer la prise en charge thérapeutique des femmes

La Polyclinique Urbain V et l’I.C.A (Institut du sein et de Chirurgie gynécologique d’Avignon) proposent désormais à leurs patientes atteintes d’un cancer du sein invasif de stade précoce, de réaliser un test génomique. L’objectif ? Éclairer la nécessité d’une chimiothérapie en fonction du risque de récidive dans les 10 ans suivant le diagnostic. Une véritable amélioration de soins et de confort pour les centaines de patientes soignées par l’I.C.A. chaque année.

 

La chimiothérapie n’est pas utile chez toutes les femmes opérées d’un cancer du sein. Elle est indiquée chez certaines patientes, présentant un risque de rechute élevée, chimiosensible. Mais jusqu’à présent, les examens ne permettaient pas toujours d’évaluer ce risque avec fiabilité. Une chimiothérapie préventive était alors préconisée alors que le bénéfice additionnel à une hormonothérapie pouvait s’avérer modeste. 

 

Or, aussi efficace soit-elle, la chimiothérapie peut provoquer des effets secondaires considérables : fatigue, réactions allergiques, troubles digestifs ou encore infections. Elle dégrade aussi la qualité de vie (perte de cheveux, toxicité neurologique, déclassement social…).

 

Aujourd’hui, des tests génomiques ouvrent de nouvelles perspectives de prise en charge, permettant d’envisager une approche thérapeutique encore plus personnalisée.

 

Comment ça marche ?

Utilisés depuis plus de 10 ans dans le cadre d’essais thérapeutiques au sein de la Polyclinique Urbain V et de l’I.C.A, ces tests sont désormais utilisables en pratique quotidienne.

Lors de l’intervention de chirurgie mammaire, un petit fragment du tissu cancéreux est prélevé puis analysé. Les résultats de l’analyse évaluent l’activité de 21 gènes pour le test Oncotype DX* à partir du tissu tumoral donnant un score de récidive, allant de 0 à 50. Ce résultat permet de connaître la probabilité de réapparition du cancer du sein dans les 10 années suivant le diagnostic et la probabilité d’un bénéfice de la chimiothérapie.

 

Les études montrent que les résultats du test entraînent la modification des décisions thérapeutiques du cancer du sein dans plus de 30% des cas. De plus, ces études ont également démontré que le groupe de patientes dont le résultat de récidive était bas (inférieur à 11), ayant reçu un traitement hormonal sans chimiothérapie, avait un risque de récidive après plus de cinq ans, de moins de 1%.

 

Bénéficiant d’un financement public (budget dédié à l’innovation, libéré par le ministère de la Santé), ce test proposé désormais à la Polyclinique Urbain V, est un véritable progrès pour l’offre de soins dans le Vaucluse.

 

L’I.C.A, l’excellence au cœur d’Urbain V

 

L’Institut du sein et de Chirurgie gynécologique d’Avignon regroupe des praticiens, chirurgiens gynécologues, spécialisés en cancérologie.

Depuis plus de 10 ans, l’équipe de la Polyclinique Urbain V figure en tête des classements annuels réalisés par les magazines nationaux comme Le Point ou L’Express.

Chaque année, l’I.C.A prend en charge près de 700 malades atteints de cancer du sein. Depuis 2009, le pôle de recherche de l’I.C.A a introduit les tests génomiques à la Polyclinique Urbain V. L’I.C.A travaille en collaboration directe et permanente avec l’Institut Sainte-Catherine.

 

Mercredi 19 octobre : Urbain V se mobilise en faveur du dépistage

À l’occasion d’Octobre rose, le mois consacré à la lutte contre le cancer du sein, la Polyclinique Urbain V à Avignon se mobilise en faveur du dépistage organisé le mercredi 19 octobre 2016, de 9h à 17h. Objectif : inciter les femmes à y participer activement.

 

Plusieurs stands seront installés dans le hall d’accueil de la clinique avignonnaise :

  • espace d’information où les patientes et les visiteurs pourront poser toutes leurs questions sur la prévention et le dépistage du cancer du sein ;
  • vente d’objets et de produits artisanaux (confiseries, pâtisseries, porte-clefs, marque-pages, attrapes rêves…) préparés par les salariés d’Urbain V. Bien sûr, les bénéfices seront utilisés pour améliorer le confort des patientes.

 

Selon Clément Larcher : « Il y a encore une méconnaissance du rôle du dépistage. Un grand nombre de femmes ignorent l’importance de se faire dépister et le déroulement de ce dépistage. Elles reçoivent une invitation dans leur boîte aux lettres mais n’y prêtent pas attention. Notre but sur cette journée est d’expliquer, avec la Ligue, les associations présentes, et nos équipes médicales et soignantes, l’importance du dépistage, d’écouter et d’orienter les patientes. »

Les chiffres clés du cancer du sein :

  • 1 femme sur 8 développera un cancer du sein
  • 50 000 nouveaux cas chaque année en France dont près de 1000 en Vaucluse.
  • 11 000 décès par cancer du sein en France par an (plus de 200 / an dans le département)
  • 5% de formes héréditaires de cancers du sein
  • 50% de cancers du sein dépistés à un stade très précoce
  • 22% de cancers du sein dépistés par une mammographie
  • 61 ans, âge moyen de dépistage du cancer du sein
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